Le petit trafiquant, maquillé de frais et travesti pour l'occasion en indéfectible protecteur…
Le scientifique, sans pratique visible du terrain…
Beaucoup de métropolitains dans cette assemblée…
Je n'ai pas vu Jean Marie PREVOTEAU dans ce salon où l'on cause. Ce spécialiste guyanais de l'environnement aurait sans doute eu des choses intéressantes à dire.
Résultat : Tout le monde s'est quitté sur un statuquo. Si l'on voulait continuer à laisser massacrer la faune guyanaise, on ne s'y prendrait pas autrement.
On croit rêver ! Plutôt cauchemarder…
Comment peut-on oser prétexter que les mœurs de la faune locale ne sont pas connues alors même que dans beaucoup de pays d'Amérique du sud existent des règlementations basées sur des connaissances précises des mœurs des espèces locales, espèces identiques à celles présentes en Guyane ? Toutes les hypothèses sont permises. Dans la série "On enfonce les portes ouvertes", quelques "scientifiques" amateurs d'exotisme aux frais de la princesse souhaiteraient-ils se voir confié une mission d'étude sur ce sujet capital ?
Les différences de mœurs censées exister entre un tapir de Saül et son collègue de Belém seraient-elles dues à cette seule stupidité qu'est l'écran de la spécificité guyanaise, obstacle à toute évolution ?
Une récente étude menée je crois par l'université de Toronto confirme les autres et démontre que la densité de faune en Guyane française est la plus faible du bassin amazonien.
En fait, à force de ménager la chèvre et le chou, à force de reculer sans cesse des échéances, de nier les évidences, de refuser de prendre des décisions il ne restera bientôt ni chèvre ni chou. Ils attendent quoi, les beaux parleurs, amateurs de tourisme "scientifique" pour se mettre au boulot, faire preuve d'autorité et prendre enfin les décisions qui s'imposent, fondées sur le simple bon sens ? Faute de quoi, la forêt guyanaise et ses habitants ne seront bientôt plus visibles que sur cartes postales.Là encore, la France si moralisatrice aura donné en la matière le mauvais exemple à toute la planète.
La question est finalement très simple : Est-on définitivement plus con en Guyane ou en France qu'au Brésil ou au Surinam ?
Je développerai bien plus largement ce sujet de la chasse en Guyane dans un ouvrage que je suis en train de finaliser et qui sera en vente sur Internet.

